Intelligence artificielle, mythe ou réalité ?

18 septembre 2019

Pas un jour sans entendre parler d’intelligence artificielle. De la reconnaissance faciale, au super médecin en passant aux assistants personnels et même aux robots tueurs, voilà de quoi se poser nombres de questions sur le futur même de l’humanité qui selon certain serait en grand danger.

L’intelligence artificielle n’est pas un phénomène nouveau

Apparue en 1956 avec la tentative de modélisation d’un neurone, puis d’un réseau de neurones pour tenter de simuler le cerveau humain, les scientifiques ont rapidement compris qu’ils faisaient fausse route et par manque d’investissements financiers on est alors entré dans « l’hivers de l’IA » Dans les années 90, grâce aux techniques de machine learning, Deepblue d’IBM a pu battre le champion d’échecs Gary Kasparov par la simple puissance de calcul de la machine. Victoire médiatique mais rien à voir avec de l’intelligence. Avec l’arrivée d’Internet et l’accès à de très nombreuses données, les machines et leurs algorithmes super puissants peuvent se servir des nombreuses données disponibles pour déterminer statistiquement l’identification d’un chat sur une photos avec une précision de 98%. Pourquoi cela n’a rien à voir avec de l’intelligence ? Parce qu’on estime qu’un enfant a besoin de voir deux chats pour être capable de les reconnaître à vie, avec près de 100% de réussite, même dans des conditions inhabituelles (de nuit, en peinture…).

La victoire de Deepmind face au champion de GO

Le Go, ce jeu d’origine chinoise est nettement plus complexe que le jeu d’échec, on ne connaît même pas le nombre de combinaisons possibles contrairement aux échecs. Deepmind a cependant battu les maîtres du jeu, en utilisant une machine ultra-puissante composées de 1.200 CPUs et consommant une énergie de plus de 400KWh, ce qui correspond à 20.000 X qu’un cerveau humain. Toute cette énergie pour réaliser une seule et unique tâche alors que le cerveau humain est capable d’un multitâche extraordinaire. Cette fois encore, les performances de Deepmind prouvent que cela n’a rien à voir avec de l’intelligence.

La machine est aussi imparfaite

Faut-il rappeler, l’expérience de TAY, le bot Twitter de Microsoft lancé en 2016 et débranché 16 heures après. Le bot était devenu l’un des comptes les plus racistes et les plus misogynes du réseau social. Un autre exemple, comme cette voiture qui n’arrête pas de s’arrêter… car un piéton transporte un panneau Stop sur le trottoir. Cet événement inhabituel, non programmé dans l’algorithme n’a pas bien interprété car elle n’avait jamais été confrontée à cette situation. Depuis, les ingénieurs ont sans doute intégré cette possibilité dans les systèmes mais une fois encore seule, la machine et ses algorithmes ne peuvent comprendre la situation. La machine ne s’adapte pas, contrairement à l’humain : seul ce dernier est en mesure de réagir lorsqu’il est confronté à une situation singulière, pour la première fois.

Les années à venir vont être riche en évolution et l’intégration de machines et de solutions dites intelligentes ne vont cesser d’apparaître et vont paraître proche de l’intelligence humaine mais tout ce qu’une machine pourra réaliser le sera sur base d’algorithmes « humains ». La maîtrise de ces algorithmes et leur transparence seront les enjeux de cette révolution.

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