La suprématie quantique

2 octobre 2019

On savait que Google travaillait depuis un certain temps déjà sur un ordinateur qui allait ridiculiser la puissance des ordinateurs actuels. L’annonce a été faite ce 20 septembre 2019 par un chercheur de la société affirmant dans un article que le géant serait parvenu à la « suprématie quantique ». Si cela devait être confirmé, nous sommes à l’aube d’une révolution inimaginable dans le domaine de l’informatique.

Une commercialisation dans quelques années

Le journal, le Financial Times qui aurait eu accès à cette étude, explique que la machine serait capable d’effectuer un calcul en 3’20’’ alors que le même calcul nécessiterait 10.000 ans pour obtenir le même résultat. Ces nouveaux types d’ordinateurs sont ne mesure d’exécuter des tâches beaucoup plus rapidement en utilisant des particules pour échapper aux règles de la physique classique. Google n’a pour l’instant fait aucun commentaire officiel sur cette découverte majeure. Il faudra attendre plusieurs années pour voir arriver sur le marché de tel machine qui sont encore aujourd’hui à l’état de prototype.

Comment fonctionne un l’ordinateur quantique ?

A l’instar d’un ordinateur classique, l’ordinateur quantique travaille avec des bits, mais ceux-ci diffèrent des bits classiques car ils consistent en une superposition quantique de deux états de base (0 et 1). En les enchaînant, leur nombre d’états augmente de façon exponentielle, ce qui permet de calculer instantanément des millions de possibilités. Le grand problème, c’est que les états quantiques superposés sont très instables. Google serait donc parvenu à stabiliser suffisamment longtemps une structure quantique de 53 bits pour effectuer un calcul d’envergure.

L’utilité d’une telle puissance ?

Ces avancées sont en tout cas très attendues dans les domaines de la
cryptographie et de la modélisation moléculaire mais promet de
bouleverser aussi à terme aussi bien la finance que la chimie, la
pharmacie ou l’énergie et notamment pour les modèles
météorologiques sur lesquels travaillent les climatologues. Autant
dire qu’on n’a pas fini d’entendre parler d’informatique quantique et
les prochaines annonces seront à suivre avec grand intérêt.

L’Europe encore une fois à la traîne !

Les Etats-Unis et la Chine sont engagés dans plusieurs batailles
technologiques, la 5G, l’intelligence artificielle et celle des
technologies moins médiatisées auprès du grand public. Le quantique
peut être le secteur technologique ou nous disposons d’atouts pour
nous remettre dans la course des technologies de l’information. C’est
une chance pour l’Europe, il ne faudrait pas que l’annonce de Google
enterre nos chances de reprendre un contrôle des technologies.

On n’a donc pas finit d’entendre parler de technologie quantique et
espérant que cette fois notre Europe sera de la partie pour retrouver
sa puissance perdue.

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